La Corée plongée dans les « Bains Numériques » d’Enghien-les-Bains
Par Louise GARA

En juin dernier, la Corée du Sud a été le pays invité d’honneur du Festival international des arts numériques. Se tenant dans la ville d’Enghien-les-Bains, située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, « Bains numériques » est, depuis maintenant cinq éditions, le rendez-vous incontournable de la création sonore, visuelle et interactive autour de spectacles, concerts, expositions, installations et performances.

Le festival, qui s’est déroulé du 12 au 19 juin 2010, a été inauguré par un événement inédit sous la forme d’un banquet interactif entre Séoul et Enghien, mêlant gastronomie, chorégraphie et musique. Il réunissait, grâce à la magie de la téléprésence, des convives de part et d’autre de la planète, autour d’un repas concocté par deux grands chefs : Frédéric Coiffé, côté français, et Ciaran Hickey, côté coréen, exerçant respectivement leur créativité à Enghien et à Séoul avec les mêmes produits. En ouverture du banquet, une chorégraphie chamanisme s’est mise en place à Séoul… sur une musique live interprétée depuis Enghien par le groupe coréen Be-Being. Au-delà de cet événement, l’art numérique coréen est resté très présent tout au long du festival, avec notamment la présentation pour la première fois en France du Art Center Nabi - grand lieu dédié aux arts numériques ouvert depuis 2000 à Séoul - qui avait commencé dès le 9 avril et qui s’est poursuivie jusqu’au 30 juin, réunissait au Centre des arts d’Enghien une quinzaine d’artistes très inventifs et représentatifs de la création numérique coréenne. D’autres installations étaient bien sûr aussi présentées durant le festival, à travers un parcours dans la ville.

Le 17 juin, au bord du lac d’Enghien, c’est le fameux groupe de Samulnori fondé et dirigé par le grand maître coréen des percussions Kim Duk-soo qui a crée l’événement avec un concert-performance détonant. Celui-ci, mêlant vidéo, danse, et percussions traditionnelles coréennes aux rythmes endiablés, fut l’occasion d’une magnifique alliance entre tradition et modernité, la nuit, les lumières et les reflets sur l’eau du lac conférant en plus à la prestation des artistes un caractère féerique. Ce concert, sans nul doute l’un des temps forts du festival a littéralement enthousiasmé les spectateurs.
L’édition 2010 de ces « Bains numériques » fut pour le public (plus 33 000 visiteurs) une excellente occasion de découvrir la création numériques de la Corée du Sud, qui représente actuellement l’un des pays les plus avancés en matière de technologies, ainsi que dans le domaine des arts émergents.
Cet article est extrait du numéro 80 de la revue "Culture Coréenne", publication du Centre Culturel Coréen. Pour découvrir ce numéro dans son intégralité, cliquez ici.


