Nouveautés : LA CHAMANE À L’ÉVENTAIL


Li Chin
A la fin 19e siècle, le premier diplomate français en poste en Corée tombe sous le charme de Li Chin, danseuse à la cour, femme d’une beauté et d’une intelligence exceptionnelles, et l’emmène avec lui à Paris, où elle va rencontrer Emile Guimet et Guy de Maupassant. De cette histoire d’amour qui scelle la rencontre de deux mondes inconnus l’un à l’autre, émerge avec un éclat extraordinaire la figure de Li Chin, dont la grâce, la sensualité et l’esprit subjuguent ceux qui la croisent, mais qui jamais ne se livre totalement en retour... Née en 1963 en Corée du Sud, Shin Kyung-sook a fait ses débuts de romancière en 1985. Elle a publié une dizaine de romans et de recueils de nouvelles qui lui ont valu dans son pays les prix littéraires les plus prestigieux.
Ed. Philippe Picquier

La Chamane à l’éventail
Au fil des ans, grâce à son expérience de terrain, l’ethnologue, Alexandre Guillemoz, l’un des rares spécialistes mondiaux du chamanisme coréen (il fut chercheur au CNRS et directeur d’études à l’EHESS) a pu nouer un lien privilégié avec une chamane surnommée Puch’ae (« l’éventail »), qui entreprend de lui raconter sa vie mouvementée, de façon tout à la fois drôle et touchante... Elle décrit ses visions et ses relations avec les esprits, explique ses rapports avec ses « invités », ses clients, établis lors de rituels... Après ce récit de vie, Alexandre Guillemoz s’interroge sur l’incroyable liaison que cette vieille femme illettrée, mais subtile et intuitive, sut tisser avec lui, année après année... Un ouvrage à deux voix nous offrant l’histoire d’une étonnante et authentique rencontre.
Ed. Imago

À la soupe !
La soupe servie ici, c’est la bonne soupe au fumet de cynisme et d’arrivisme dans lequel le « héros » va plonger à pleines louches, dès lors qu’il aura compris qu’avec la morale ordinaire on n’arrive nulle part. Car si l’on veut suivre la « nouvelle morale » de la classe d’affaires au pouvoir, il faut tricher avec les valeurs sur lesquelles s’est bâtie la Corée traditionnelle... Il s’agit d’une comédie corrosive au rythme infernal qui nous montre l’ascension d’un petit aide comptable minable en cadre dirigeant adulé pour la seule réussite que la nouvelle Corée salue : celle de l’argent et du pouvoir.
Le Gun-Sam (1929-2003) est né à Séoul. Professeur de littérature anglaise à l’Université Sogong , c’est un dramaturge important qui a initié le renouveau du théâtre en Corée.
Ed. Imago

Ah, les choses sans bouche
Né en 1952, le poète sud-coréen Lee Seong-Bok a reçu les prix Kim Su-young et Kim So-wol pour ses deux premiers recueils Quand la pierre qui roule s’éveillera-t-elle ? (1980) et Namhae Kumsan (1986), traduit en français sous le titre Des choses qui viennent après la douleur (Belin, 2005). Ah les choses sans bouche (2003) est son dernier recueil en date dans une œuvre qui comprend des essais, des recueils de poésie et des aphorismes. Ancien professeur de littérature française spécialiste de Baudelaire, Nerval et Gide, Lee Seong-Bok enseigne actuellement la création littéraire à l’Université Keimyung de Daegu.
Ed. Circé

« Mother », de Bong Joon-Ho
Une veuve élève son fils unique Do-joon qui est sa seule raison d’être. A vingt-sept ans, il est loin d’être indépendant et sa naïveté le conduit à se comporter parfois bêtement et dangereusement, ce qui rend sa mère anxieuse. Un jour, une fille est retrouvée morte et Do-joon est accusé de ce meurtre. Ain de sauver son fils, sa mère remue ciel et terre mais l’avocat incompétent qu’elle a choisi ne lui apporte guère d’aide et la police classe très vite l’affaire. Comptant sur son seul instinct maternel, ne se fiant à personne, la mère part elle-même à la recherche du meurtrier, prête à tout pour prouver l’innocence de son fils...
Diaphana
Cet article est extrait du numéro 80 de la revue "Culture Coréenne", publication du Centre Culturel Coréen. Pour découvrir ce numéro dans son intégralité, cliquez ici.


