Conférence « Patrimoine culturel immatériel de Busan »
Mercredi 31 mai à 18h30
Conférence donnée par Mun Bong-seok, historien de l’art du Théâtre National de Busan et professeur invité de l’Université de Hanyang
En comparaison aux autres régions de Corée, les arts scéniques se sont particulièrement bien développés à Busan. Parmi ces nombreux héritages qui sont autant de patrimoines culturels inscrits aussi bien à l’échelle nationale que régionale, on distingue six genres enregistrés en tant que biens culturels : les danses masquées Dongnae Yaryu et Suyeong Yaryu, la danse des grues Dongnae Hakchum, les danses Dongnae Hanryangchum et Dongnae Gomu, ainsi que le rituel d’inspiration chamanique Donghaean Byeolsingut et la musique folklorique Busan Nongak.
À l’occasion de cette conférence, M. Mun Bong-seok, historien de l’art du Théâtre National de Busan et professeur invité de l’université de Hanyang, présente l’histoire de ces biens culturels, leur déroulement, caractéristiques esthétiques et valeurs culturelles et historiques.
Dongnae Yaryu : danse masquée riche en satire originaire du district de Dongnae-gu, à Busan, il s’agit d’une satire des plus modestes envers la classe dirigeante. Découpée en quatre chapitres (mak), elle met en scène les personnages principaux Mundul, Yangban, Youngno, Halmi et Yeongam.
Dongrahakchum : contrairement aux autres danses traditionnelles coréennes, qui sont généralement interprétées par des femmes, cette danse folklorique, qui est aussi originaire du district de Dongnae-gu, à la particularité de mettre en avant des artistes masculins. Autrefois, la Corée était peuplée par de nombreuses grues ; cette danse imite magnifiquement les mouvements de cet oiseau blanc empreint de délicatesse. Totalement improvisés, les mouvements ne suivent ni ordre ni intrigue particulière.
Busan Nongak : c’est une musique folklorique issue du quartier d’Ami-dong, dans le district ouest de Seo-gu, à Busan. En Corée, le nongak est un genre musical populaire qui revêt un caractère religieux et communautaire. Autrefois, le Busan Nongak était joué au début du premier mois du calendrier lunaire ; les musiciens faisaient alors le tour des maisons du village en priant pour sa prospérité. Le Busan Nongak se différencie de ceux des autres régions en ce qu’il est constitué de mises en scène individuelles telles que la danse du tambour, du bec ou encore la danse de Sangmo-dolgi, ainsi que des parties musicales évoquant les travaux des champs.
Donghaean Byeolsingut : originaire de région de la côte est du sud de la péninsule coréenne incluant Busan, il s’agit d’un rituel dansé issu du chamanisme. Il se déroulait autrefois dans les villages de pêcheurs et permettaient de prier le dieu de la mer Yongsin pour des pêches foisonnantes, ainsi que pour la sécurité et le bien-être des villageois. La procédure de Gut (rituel) est obligatoirement dirigée par une femme sans enfant. Cette chamane chante et danse en observant la foule, tandis que des musiciens masculins l’accompagnent au son de percussions telles que les petits gongs jing et kkwaengwari et le tambour à deux faces janggu. Il s’agit de la seule musique chamanique coréenne du sud-est de la Corée à n’être accompagnée que de percussions.
Comme toutes les activités de notre Centre, cet événement est proposé gratuitement.
Réservation fortement recommandée : https://centreculturelcoreen.mapado.com
La réservation en ligne ouvrira 2 semaines avant la date de l’évènement.
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